Savoir se confesser au tribunal de la pénitence et de la miséricorde divine

23 Avril, 2020
Provenance: District du Canada

I - La confession

a) Définition

La confession est l’accusation des péchés faite au prêtre confesseur pour en recevoir l’absolution.

b) Matière

Nous sommes obligés de nous confesser de tous les péchés mortels non encore confessés ou mal confessés, mais il est bon de confesser aussi les péchés véniels.

Donc on doit accuser chaque péché mortel non encore remis par la confession et ce, sans exception. En revanche on est libre d’accuser les péchés véniels. C’est cependant une louable habitude.

Nous devons accuser les péchés mortels intégralement, sans en cacher aucun par une fausse honte, en déclarant l’espèce, le nombre ainsi que les circonstances qui ajouteraient une nouvelle malice grave.

Exemple de circonstances à accuser : quelqu’un qui a volé un calice doit préciser (vol + sacrilège).

Dans l’examen de conscience, nous devons aussi rechercher avec soin le nombre des péchés mortels.

Celui qui ne se rappelle pas le nombre précis des péchés mortels, doit en indiquer le nombre qui lui semble le plus proche de la vérité.

NB : Le secret de la confession

Nous ne devons pas nous laisser vaincre par la honte qui nous porterait à cacher quelque péché mortel, parce que nous nous confessons à Jésus-Christ dans la personne du confesseur qui ne peut révéler aucun péché, au prix même de sa vie ; et parce que, autrement, privés du pardon, nous serons couverts de honte devant tous, au jugement universel.

c) Confession sacrilège

Celui qui, par honte ou pour un autre motif injuste, tairait un péché mor tel, ne ferait pas une bonne confession, mais commettrait un sacrilège. 

Celui qui sait ne s’être pas bien confessé, doit refaire les confessions mal faites et s’accuser des sacrilèges commis. 

Celui qui, sans sa faute, a omis ou oublié un péché mortel, a fait une bonne confession, mais il lui reste l’obligation de s’en accuser par la suite. 

II - La satisfaction

a) Définition

Vient de satis facere (= faire assez).

La satisfaction ou pénitence sacramentelle est l’œuvre bonne imposée par le confesseur pour punir et corriger le pécheur et pour expier la peine temporelle méritée par le péché. 

Il convient de faire la pénitence sacramentelle le plus tôt possible, si le confesseur n’en a pas fixé le temps.

III - Comment se confesser ?

Pour bien se confesser, il faut :

- Le regret de ses péchés (contrition) qui comporte la résolution sincère de les éviter à l’avenir.
- L’accusation  des péchés, au moins les péchés graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu, d’où la nécessité de l’examen de conscience
- La volonté d’accomplir la pénitence a imposée par le prêtre en guise de réparation pour que l’absolution donnée par lui au nom de Jésus-Christ soit valide.

IV - Pour bien se confesser

Pour faire une bonne confession, cinq choses

1. l’examen de conscience ;
2. la douleur des péchés ;
3. le ferme propos de ne plus en commettre
4. la confession ;
5. la satisfaction ou pénitence.

On fait l’examen de conscience en se rappelant les péchés qui, depuis la dernière confession bien faite, ont été commis par pensées, par paroles, par actions et par omissions, contre les commandements de Dieu, les préceptes de l’Église, et les devoirs de son état.

Il est recommandé de s’aider d’une liste comme on en trouve dans les catéchismes, les missels ou le Livre Bleu. Après l’examen, il faut prendre le temps de regretter ses péchés. La confession demande donc une préparation sérieuse pendant quelques minutes.