L’Halloween… pourquoi ?

28 Octobre, 2021
Provenance: Prieuré Sainte-Famille

Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Ni religieuse, comme Pâques ou Noël, ni civile, comme la Fête nationale ou la fête du Travail, d’où vient donc l’Halloween ?

Origines

Étymologiquement, cela signifie « All Hallows Eve », c’est à dire veille de la Toussaint. Cette fête provient des célébrations celtiques païennes, en hommage aux esprits des morts. Elle est apparue en Amérique du Nord vers le milieu du 19e siècle, introduite par les immigrants écossais et irlandais, et devint une source de débordements et de vandalisme. L’expression « trick or treat ! » traduite habituellement par « farce ou friandise ! », ou pire encore « un bonbon ou un sort ! » manifeste bien l’esprit qui anime une telle fête… Mais essayons d’analyser un peu plus profondément.

On ne fête que ce que l’on aime

La fête est la manifestation d’une grande joie, du bonheur de posséder un bien que l’on recherchait. On fête ainsi des événements heureux, des personnes chères dont le souvenir ou la présence nous cause de la joie… mais jamais l’inverse ! Ainsi, l’Église catholique fête Notre-Seigneur Jésus-Christ et tous les saints qui sont désormais dans la paisible gloire et la radieuse beauté du Paradis. C’est la Toussaint, célébrée le 1er novembre. Fête chrétienne datant du 7e siècle, elle nous fait contempler tous les saints qui ont servi Dieu et leurs semblables durant leur vie terrestre et jouissent maintenant et pour toujours du bonheur sans limites d’être avec Dieu, source de tout bien, de toute vérité, de toute beauté et de toute joie : n’est-ce pas tout ce que l’on aimerait posséder ?

Aime-t-on vraiment l’Halloween ?

Après ce que nous venons dire, comment peut-on fêter des sorcières, des fantômes et autres horreurs toutes plus répugnantes les unes que les autres ? L’Halloween s’affiche comme la fête de la peur, de la laideur, de la violence, de l’horreur et autres choses semblables plus ou moins liées au mal et à Satan. Il est d’ailleurs notoire qu’elle est une des plus grandes « fêtes » pour les satanistes, Wicca et autres groupes du genre.  Elle insiste en effet sur l’aspect lugubre, sombre et effrayant de la mort. Pourtant, on ne peut aimer le mal en lui-même. Alors pourquoi fêter ce qui nous repousse ? Il est évident que notre monde moderne a rejeté Notre-Seigneur et sa loi d’amour. En se détournant de Dieu qui est son bonheur, l’homme devient l’esclave de Satan et de son opposition au Bien, qui est absurde. Il en vient à fêter ce qu’il déteste… et peu à peu, il finira par aimer et devenir ce qu’il a fêté.

On devient ce que l’on fête

La fête est un excellent moyen de traduire un idéal et de l’inscrire dans les mœurs populaires. C’est ce qu’a fait l’Église, comme le note le Cardinal Pie : « Les fêtes, c'est la foi devenue sensible, c'est le surnaturel devenu intelligible, c'est la vertu devenue facile et praticable pour tous ; les fêtes, en un mot, c'est le christianisme rendu populaire. Qui aurait bien célébré toutes les fêtes que ramène l'année chrétienne, serait assuré de posséder tout l'esprit du christianisme. » On comprend mieux pourquoi notre monde moderne et athée nous donne de nouvelles « fêtes » laïques tout au long de l’année : journée de la paix, du travail, des légumineuses… et de l’Halloween. C’est un nouvel état d’esprit, totalement païen, qui est ainsi inoculé dans la vie de ceux qui suivent ces coutumes.

Mais l’Église catholique ne fête-t-elle pas les morts ?

Non, elle en fait la Commémoraison, le lendemain de la Toussaint, le 2 novembre. Elle prie pour les âmes qui souffrent encore au Purgatoire. En ce jour où elle tient à compatir et à soulager leurs douleurs, ce n’est pas le moment de « faire la fête » !

Et si je le fais juste pour les bonbons ?

Il est vrai que tous les déguisements ne sont pas laids ou monstrueux.  Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi regarder les circonstances : l’atmosphère générale de l’Halloween est sinistre, lugubre et même sordide : il n’y a qu’à voir les « décorations » des maisons ! Est-ce l’idéal que nous voulons pour nos enfants ? Les ferions-nous participer à une réunion louche sous le seul prétexte qu’on y donne des bonnes confiseries ? Si les catholiques ne réagissent pas, qui le fera ? L’adoption d’une telle pratique, sous l’appât de simples bonbons, finit par changer l’esprit des enfants, en les familiarisant avec le mal.

Alors que faire ?

Tenir bon : le chrétien est appelé à bénir, et non à maudire ! Ne suivons pas simplement parce que « tout le monde le fait », mais ayons le courage de dire non ! Le catholique fidèle sait qu’après cette vie, le Ciel l’attend avec toute sa paix, sa beauté et son bonheur sans fin.

Remplacer : l’Eglise a toujours remplacé les fêtes païennes par des solennités chrétiennes. Célébrons avec une grande joie la fête du Christ-Roi, vainqueur du péché et de la mort ! Fêtons la Toussaint avec les enfants qui peuvent se déguiser en l’un ou l’autre saint et pourquoi pas… en distribuant des bonbons !

Réparer : de telles célébrations du mal ne sont pas anodines, mais offensent Dieu et détruisent notre société. Afin de remédier à cela, il faut commencer par remettre Dieu dans notre cœur, en fréquentant les sacrements (la confession, la sainte messe), et en priant particulièrement notre Mère du Ciel, la très sainte Vierge Marie.  

Comment prier ?

« Je vous salue, Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il. » (À réciter trois fois le matin et trois fois le soir).